Et si les jeunes créaient eux-mêmes les espaces numériques pour parler de santé ?

Et si les jeunes créaient eux-mêmes les outils pour parler de santé ? Chatbots, vidéos, médias : en Arménie, au Kazakhstan et au Kirghizistan, ils abordent santé mentale, VIH ou relations. Découvrez ces initiatives, et ce que l’on sait vraiment de leurs effets.

1. En bref
Cet article de l’UNESCO présente cinq initiatives numériques créées par des jeunes en Arménie, au Kazakhstan et au Kirghizistan. Elles sont soutenues par l’Institut de l’UNESCO pour les technologies de l’information dans l’éducation (ITIE), l’ONUSIDA et l’UNICEF. On y trouve deux chatbots (Oilo, Aspan), des vidéos pour les ados et pour les parents (TeensLIVE, ParentsLIVE), une plateforme collaborative (TEENS.kg) et un média jeune (DVOR). Les sujets abordés sont la santé mentale, le VIH, les relations et le harcèlement. L’article s’appuie sur des chiffres d’audience et des témoignages. Il ne présente pas d’évaluation. Son message : les jeunes peuvent créer des espaces sûrs, dans leur langue, pour lever les tabous.

2. À retenir

  • Les chatbots ont reçu plus de 260 000 questions pour Oilo, en kirghize, et plus de 220 000 pour Aspan, en kazakh et en russe. Aspan compte plus de 360 000 utilisateurs.
  • TeensLIVE compte 1,5 million d’utilisateurs. ParentsLIVE a touché 416 000 parents, ce qui a ouvert le dialogue entre les générations.
  • Au total, plus de 4 millions de jeunes ont été touchés. Les contenus sont produits par des jeunes, avec l’appui d’experts (plus de 120 bénévoles pour TEENS.kg).

3. L’avis d’ONDES
Pour ONDES, ce document est une bonne source d’inspiration. Il montre des jeunes qui conçoivent eux-mêmes des contenus de santé, dans leur langue, et qui associent les parents. Il faut cependant garder une nuance : c’est un texte de valorisation, écrit par une institution qui soutient ces projets. Le nombre d’utilisateurs ne prouve pas que ces outils changent les connaissances ou les comportements. L’article ne dit rien non plus de la protection des données ni de la qualité des réponses des chatbots, alors que les questions posées sont souvent intimes. Pour l’action, on peut retenir ce principe : faire avec les jeunes, et non à leur place, en gardant une validation par des experts.

4. Qu’est-ce que ça change ?

  • Pour les jeunes : vos questions et votre expérience peuvent devenir une ressource pour d’autres jeunes.
  • Pour les parents, enseignants et animateurs : une courte vidéo regardée ensemble peut ouvrir une discussion difficile.
  • Pour les décideurs : soutenir des projets portés par des jeunes est une piste, à condition de prévoir une évaluation et des règles sur les données.

5. Pour en parler
« Si tu avais une question gênante sur ta santé, à qui ou à quoi la poserais-tu, et pourquoi ? »

6. L’oeil de Patiques en Santé

Les jeunes utilisent les espaces numériques pour améliorer l’accès à la santé et à l’éducation en Europe orientale et Asie centrale – https://www.pratiquesensante.com/blog/pratiques-15/les-jeunes-utilisent-les-espaces-numeriques-pour-ameliorer-l-acces-a-la-sante-et-a-l-education-en-europe-orientale-et-asie-centrale-6312

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